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News Monitor #29 25 June 2026Le bulletin dans son intégralité en français est disponible sous la version anglaise.
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DRC News Round-UpThree days after the deadly June 12th crackdown on protesters in Kinshasa, Parliament definitively adopted the referendum-organization law paving the way to a Tshisekedi third term (see more below). The Ebola (Bundibugyo) outbreak has become the fastest-growing in Africa's history, passing 1,100 confirmed cases and 291 deaths by June 25th as transmission accelerates despite a reinforced response. Insecurity, attacks on response teams, and rumors that the disease is "fake" continue to hamper containment (see more below). On June 11th, Prime Minister Judith Suminwa chaired the first meeting of a DRC–U.S. task force to monitor the Washington Accords and related economic agreements. At this stage, the initiative remains largely symbolic, with the Accords’ core sticking points still unresolved. FARDC and allied forces retook Mikenge, Kalingi and Kakenge in the Fizi highlands of South Kivu in mid-June, advancing toward the Minembwe airfield used by the M23-aligned coalition to launch drone strikes. DRC’s national football team is competing in the World Cup for the first time since 1974. Their first game against Portugal was a draw. After losing to Colombia on the 23rd, they will have to beat Uzbekistan on the 27th.
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Sharpening escalation in Kinshasa
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ARMED CONFLICT AND HUMAN RIGHTSIturi Militia pressure widened in Mambasa territory, where CODECO/UPCL fighters coming from North Kivu occupied land near Tepe and drove residents to flee around June 18th — adding to the already-present ADF threat in the area. On June 5th, Tshisekedi replaced Lt.-Gen. Johnny Luboya Nkashama — governor under the state of siege since May 2021 — with Gen.-Major Gaby Kasongo Batoka Mulumba.
North Kivu M23 stepped up arrests of alleged "Wazalendo collaborators" in its occupied areas, detaining at least five people in Rusamambu (Walikale) from June 11th. In neighboring Masisi, the rights group CFDD reported that around ten people — including two Médecins Sans Frontières Belgium staff — remained missing after arrests by alleged AFC/M23 cadres over the previous ten days, and that eight civilians were executed in Bukombo groupement (Oso Banyungu sector) on the night of June 9th. M23 leaned increasingly on aerial drone strikes against Wazalendo and FARDC positions across Masisi and Walikale during the period — a tactic that repeatedly caught civilians. Strikes hit Bibwe (Masisi) on June 11th and Kinyumba and Lwibo two days later; in Walikale, they struck Buhimba, FARDC positions at Muunda, and the village of Mushali, where three civilians were killed and five wounded. Suspected FDLR combatants carried out a wave of incursions around Kibirizi (Rutshuru territory, an M23-occupied area) over June 13th–15th, burgling some ten households, shooting and wounding a young woman, and taking five people hostage. Residents responded by organizing community night patrols in small groups. The Walikale-based militia Uhuru RDC fractured into infighting on June 18th, with five fighters killed in clashes between factions loyal to Désiré Mashite and to Shimiray Zidane.
South Kivu Haut-Uele, Bas-Uele and Maniema
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REPORTING AND ANALYSISIn a June 17th commentary, Human Rights Watch highlights the continued atrocities accompanying M23's forced-recruitment campaign, deems Rwanda an occupying power liable for M23's abuses, and calls for expanded sanctions on Rwanda and M23 commanders. A June 17th La Croix commentary argues that as the DRC militarizes the protection of mineral production, the workers themselves end up treated as obstacles — a dynamic in line with the broader move toward securitized extraction.
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DISPLACEMENT AND HUMANITARIAN
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U.S. AND INTERNATIONAL DIPLOMACYMONUSCO chief James Swan visited Goma (June 12th–15th), reaffirming support for the ceasefire, before meeting Angolan President João Lourenço on June 15th. He will brief the UN Security Council on the 26th. The Security Council will also vote on a draft resolution to renew the mandates of the 1533 Sanctions Committee and its Group of Experts which expire on July 1st. The DRC will assume the presidency of the Security Council in July. Egypt's President al-Sisi reaffirmed support for DRC sovereignty after meeting Tshisekedi in Cairo (June 10th–11th), where the two governments announced a program to train Congolese troops in Egypt. Tshisekedi instructed the defense minister and FARDC chief of staff to move quickly on implementation, alongside agreements on investment, health, and urban development. The French embassy in the DRC denied claims that France deployed soldiers to aid the FARDC during its recent offensives in the Fizi highlands.
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En brefTrois jours après la répression meurtrière des manifestants à Kinshasa le 12 juin, le Parlement a définitivement adopté la loi sur l’organisation du référendum ouvrant la voie à un troisième mandat de Tshisekedi (voir plus bas). L’épidémie d’Ebola (souche Bundibugyo) est devenue la plus rapide de l’histoire de l’Afrique, dépassant 1 100 cas confirmés et 291 décès au 25 juin, la transmission s’accélérant malgré une riposte renforcée. L’insécurité, les attaques contre les équipes de riposte et les rumeurs selon lesquelles la maladie serait « fausse » continuent d’entraver l’endiguement. Le 11 juin, la Première ministre Judith Suminwa a présidé la première réunion d’une task force RDC–États-Unis chargée du suivi des Accords de Washington et des accords économiques connexes. À ce stade, l’initiative demeure largement symbolique, les principaux points de blocage des Accords restant non résolus. Les FARDC et leurs alliés ont repris Mikenge, Kalingi et Kakenge dans les hauts plateaux de Fizi (Sud-Kivu) à la mi-juin, progressant vers l’aérodrome de Minembwe utilisé par la coalition du M23 pour lancer des frappes de drones. L’équipe nationale de football de la RDC participe à la Coupe du monde pour la première fois depuis 1974. Son premier match contre le Portugal s’est soldé par un match nul. Après sa défaite face à la Colombie le 23, elle devra battre l’Ouzbékistan le 27.
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A Kinshasa, les tensions ne s’apaisent pasLe 15 juin, le Sénat et l’Assemblée nationale ont définitivement adopté la loi sur l’organisation du référendum, harmonisant les versions des deux chambres le dernier jour de la session parlementaire, trois jours après la répression meurtrière du 12 juin d’un sit-in de l’opposition. Le texte attend désormais sa promulgation par le président Tshisekedi. La coalition d’opposition C64 considère cette loi comme la dernière étape institutionnelle vers une révision constitutionnelle susceptible de réinitialiser la limite des mandats présidentiels. Le bras de fer constitutionnel a viré à une confrontation ouverte entre l’Église catholique et la coalition au pouvoir. Après que la conférence épiscopale (CENCO) a averti le 20 juin que « la Nation est en péril » et réaffirmé la limite de deux mandats, l’Union sacrée au pouvoir a qualifié cette déclaration d’« acte de subversion ». Le Secrétaire général de l’UDPS Augustin Kabuya a déchiré le texte des évêques devant les caméras et accusé certains évêques de complicité avec Kabila, Kagame et le M23. L’opposition a maintenu la pression après les manifestations du 12 juin. Le C64 a annoncé une nouvelle marche, prévue le 8 juillet, pour exiger la démission de Tshisekedi, tandis que le ministre de la Justice a ouvert des consultations avec les leaders de l’opposition et les organes de monitoring au sujet de la répression. Kabuya a par ailleurs accusé la C64 d’avoir recruté des miliciens Mobondo pour le sit-in. La répression a suscité des critiques à Washington : le chef de file démocrate de la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants, Gregory Meeks, a jugé « profondément préoccupantes » les violences contre les leaders de l’opposition, réaffirmant le droit constitutionnel des citoyens congolais à la liberté d’expression et appelant le gouvernement à mettre fin à toute violation des droits.
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CONFLITS ARMÉSIturi Nord-Kivu Le M23 a intensifié les arrestations de présumés « collaborateurs des Wazalendo » dans ses zones occupées, détenant au moins cinq personnes à Rusamambu (Walikale) à partir du 11 juin. Dans le territoire voisin de Masisi, l’organisation de défense des droits CFDD a signalé qu’une dizaine de personnes — dont deux employés de Médecins Sans Frontières Belgique — demeuraient portées disparues après des arrestations par de présumés cadres de l’AFC/M23 au cours des dix jours précédents, et que huit civils ont été exécutés dans le groupement de Bukombo (secteur d’Oso Banyungu) dans la nuit du 9 juin. Le M23 s’est de plus en plus appuyé sur des frappes de drones aériens contre les positions des Wazalendo et des FARDC à travers Masisi et Walikale au cours de la période — une tactique qui a, à plusieurs reprises, touché des civils. Des frappes ont visé Bibwe (Masisi) le 11 juin, puis Kinyumba et Lwibo deux jours plus tard ; au Walikale, elles ont frappé Buhimba, des positions des FARDC à Muunda, ainsi que le village de Mushali, où trois civils ont été tués et cinq blessés. De présumés combattants FDLR ont mené une vague d’incursions autour de Kibirizi (territoire de Rutshuru, zone occupée par le M23) du 13 au 15 juin, cambriolant une dizaine de ménages, blessant par balle une jeune femme et prenant cinq personnes en otage. Les habitants ont réagi en organisant des patrouilles nocturnes communautaires en petits groupes. La milice Uhuru RDC, basée au Walikale, s’est fracturée en luttes internes le 18 juin, cinq combattants ayant été tués lors d’affrontements entre les factions fidèles à Désiré Mashite et à Shimiray Zidane.
Sud-Kivu Bas-Uele, Haut-Uele, et Maniema Dans la nuit du 11 juin, de présumés combattants de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) ont attaqué Banda (territoire d’Ango, Bas-Uélé), tuant une personne et enlevant huit jeunes élèves. À Lubutu (Maniema), l’administrateur du territoire a réclamé des renforts militaires le 12 juin après trois jours de combats (du 6 au 8 juin) entre les FARDC et des combattants Maï-Maï fidèles à l’autoproclamé général Bukuyi. L’administrateur a fait état de six morts — dont trois civils —, de 14 blessés et de maisons incendiées, affirmant que l’incursion de la milice visait à piller des armes des FARDC. Au Haut-Uélé, les FARDC ont déclaré avoir intensifié leurs opérations contre les ADF autour de Mungbere, tandis que le gouverneur de l’Ituri a indiqué que les ADF tentaient d’opérer en petits groupes.
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ANALYSES ET REPORTAGESDans un commentaire du 17 juin, Human Rights Watch met en lumière les atrocités persistantes qui accompagnent la campagne de recrutement forcé du M23, considère le Rwanda comme une puissance occupante responsable des exactions du M23, et appelle à un élargissement des sanctions contre le Rwanda et les commandants du M23. Une tribune de La Croix du 17 juin soutient qu’à mesure que la RDC militarise la protection de la production minière, les travailleurs eux-mêmes finissent par être traités comme des obstacles — une dynamique qui s’inscrit dans la tendance plus large vers une extraction sécurisée.
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DÉPLACEMENT FORCÉS ET HUMANITAIRE
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BUSINESS, MINERAIS, INFRASTRUCTURE
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DIPLOMATIE AMÉRICAINE ET INTERNATIONALELe chef de la MONUSCO James Swan s’est rendu à Goma (du 12 au 15 juin), réaffirmant le soutien au cessez-le-feu, avant de rencontrer le président angolais João Lourenço le 15 juin. Il présentera un briefing au Conseil de sécurité de l’ONU le 26. Le Conseil de sécurité votera également un projet de résolution visant à renouveler les mandats du Comité des sanctions 1533 et de son Groupe d’experts, qui expirent le 1er juillet. La RDC assumera la présidence du Conseil de sécurité en juillet. Le président égyptien al-Sissi a réaffirmé son soutien à la souveraineté de la RDC après avoir rencontré Tshisekedi au Caire (les 10 et 11 juin), où les deux gouvernements ont annoncé un programme de formation de militaires congolais en Égypte. Tshisekedi a chargé le ministre de la Défense et le chef d’état-major des FARDC d’avancer rapidement sur sa mise en œuvre, parallèlement à des accords sur l’investissement, la santé et le développement urbain. L’ambassade de France en RDC a démenti les affirmations selon lesquelles la France aurait déployé des soldats pour aider les FARDC lors de ses récentes offensives dans les hauts plateaux de Fizi.
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