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News Monitor #13 6 November 2025Le bulletin dans son intégralité en français est disponible sous la version anglaise.
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PAEMA AND PARTNERSNene Bintu, President of the South Kivu Civil Society Coordination Office and member of PAEMA’s DRC Advocacy Cohort, participated in the Paris Conference as one of the two representatives of DRC civil society. In her remarks, she reiterated the call for the establishment of a Special Tribunal for the DRC. PAEMA partner Pamoja Kwa Amani (“Together for Peace” in Swahili) published the 8th issue of its Citizen Barometer of Peace, Security and Human Rights reporting 155 deaths in South Kivu, the closure of the Lomera mining site affecting 30,000 people, and 27 ceasefire violations in the past two weeks. The report also highlights the spread of unregulated Wazalendo factions, now exceeding 65 self-proclaimed generals, which threatens long term stability in the region, while AFC-M23’s new visa system further consolidates its parallel governance in controlled territories.
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ARMED CONFLICTM23 has announced the creation of a ‘General Inspectorate of Governance’ (IGG), an independent body tasked with exercising internal control over all structures under its control. The rebel movement is also recruiting judges who are to be integrated into its own judicial system, further highlighting the group’s para-statal ambitions. Meanwhile, in North Kivu, clashes between M23 and Wazalendo militias are ongoing in Walikale, Rutshuru, Masisi territories and have reached southern Lubero. Congolese military forces have announced the destruction of a major CRP (Convention for the People’s Revolution) stronghold near Nyamamba, located on the shores of Lake Albert (Djugu, Ituri). Infighting between Wazalendo factions over local authority and leadership is reportedly increasing in South Kivu, particularly in Fizi and Ruzizi territories, raising concerns over stability and local governance.
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HEALTH, HUMANITARIAN AND DISPLACEMENT
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REPORTING, ANALYSIS AND OPINIONThe Lubumbashi-based human rights research and training center, IRDH (Institut de Recherche en Droits Humains), published an opinion piece on 22 October questioning the relevance of a national dialogue, arguing it appears untimely and serves political interests. The center warns that it risks diverting attention from urgent security and social issues, functioning more as a tool for political collaboration than crisis resolution. On 27 October, Physicians for Human Rights (PHR) issued a press release ahead of the Paris Conference on the Great lake highlighting recent surges in violence, displacement, malnutrition, infectious diseases, and sexual violence in the DRC. PHR called on the international community to stabilize humanitarian funding, establish safe corridors, protect clinicians, and ensure that any cessation of hostilities includes mechanisms for accountability, justice, and redress for atrocities committed by all parties. Read IPIS’s October 30 gender-focused study examining the effects of the M23 crisis on the artisanal mining sector in North and South Kivu since January 2025. The analysis highlights how the conflict has disproportionately affected women and vulnerable groups working in or dependent on artisanal mining.
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BUSINESS, MINERALS & INFRASTRUCTURE
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GREAT LAKES AND REGIONAL DYNAMICSOn 31 October, coordinated machete attacks in western Uganda left more than 20 people dead, including some attackers. While the motives remain unclear, locals fear a potential spillover of ADF activity from neighboring DRC given the area’s proximity to the border.
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U.S. AND INTERNATIONAL DIPLOMACYOn 31 October 2025, partners at the Paris Conference in support of peace and prosperity in the Great Lakes region pledged €1.5 billion in humanitarian aid, part of which included previously announced funds. The United States committed USD 129 million, while humanitarian groups welcomed the additional support. On 3 November, the European Commission announced a further €9 million in humanitarian assistance for the DRC, supplementing €120 million already provided to the Great Lakes region in 2025. Following the Paris Conference, President Tshisekedi traveled to Cairo, where he met Egyptian President al-Sissi to discuss potential military cooperation agreements. Meanwhile, Bintou Keita, head of MONUSCO whose mandate officially ends in February 2026, may leave her post by the end of the year. Potential successors include two Americans—David Gressly, UN Resident Coordinator in Yemen, and James Swan, the Secretary-General’s Representative in Somalia—as well as Senegal’s Cheikh Tidiane Gadio and others.
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EN BREFLors de la Conférence de Paris pour la paix et la prospérité dans la région des Grands Lacs du 31 octobre 2025, les partenaires ont annoncé un engagement de 1,5 milliard d’euros d’aide humanitaire. Ce montant inclut des fonds déjà annoncés. Même si aucun calendrier de décaissement de ces fonds n’a été défini, cette initiative a été largement saluée par la communauté humanitaire. Par ailleurs, les États-Unis se sont engagés à apporter 129 millions de dollars supplémentaires. Durant la conférence, le président français Emmanuel Macron a annoncé la réouverture de l’aéroport international de Goma afin de faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire « dans les semaines à venir ». Le M23, qui détient actuellement le contrôle de la ville et de son aéroport, a exprimé sa réserve à l’égard de cette décision, la qualifiant d’« inopportune » et « déconnectée de la réalité ». Dans ce contexte, il demeure incertain de quelle manière Kinshasa et ses partenaires mettront en œuvre cet engagement. Le 31 octobre 2025, les autorités congolaises ont officiellement suspendu les activités du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) de l’ancien président Joseph Kabila ainsi que celles de 12 autres partis d’opposition, les menacant d’une dissolution totale.
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PAEMA ET PARTENAIRESNene Bintu, présidente du Bureau de coordination de la société civile du Sud-Kivu et membre de la Cohorte de Plaidoyer de PAEMA pour la RDC, a représenté la société civile congolaise lors de la conférence de Paris. À cette occasion, elle a renouvelé la demande de création d’un Tribunal spécial pour la RDC. Le partenaire de PAEMA, Pamoja Kwa Amani (« Ensemble pour la paix » en swahili), a publié le huitième numéro de son Baromètre citoyen sur la paix, la sécurité et les droits humains. Ce rapport fait état de 155 décès au Sud-Kivu, de l’arrêt des activités du site minier de Lomera qui touche 30 000 personnes, ainsi que de 27 violations récentes du cessez-le-feu. Il met également en avant l’augmentation du nombre de factions Wazalendo non encadrées, avec plus de 65 généraux autoproclamés, ce qui constitue une menace pour la stabilité à long terme de la région. Par ailleurs, le nouveau système de visas mis en place par l’AFC-M23 renforce sa gouvernance parallèle dans les territoires qu’il contrôle.
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CONFLITS ARMÉSLe M23 a annoncé la création d’une Inspection générale de la gouvernance (IGG), un organisme indépendant chargé d’assurer le contrôle interne sur l’ensemble des structures placées sous son autorité. Par ailleurs, le mouvement rebelle procède actuellement au recrutement de magistrats pour constituer son propre système judiciaire, illustrant ses ambitions para-étatiques. Au Nord-Kivu, des affrontements entre M23 et milices Wazalendo se poursuivent dans les territoires de Walikale, Rutshuru, Masisi et atteignent le sud de Lubero. Les forces armées congolaises ont annoncé avoir détruit un important bastion du CRP (Convention pour la Révolution du Peuple) près de Nyamamba, sur les rives du lac Albert (Djugu, Ituri). Les affrontements entre factions Wazalendo pour le contrôle local et le leadership se multiplient au Sud-Kivu, notamment dans les territoires de Fizi et Ruzizi, suscitant des inquiétudes pour la stabilité et la gouvernance locale.
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DÉVELOPPEMENT, HUMANITAIRE, SANTÉAu cours du premier semestre 2025, plus de 118 000 cas de troubles mentaux ont été recensés au Sud-Kivu. Selon les professionnels de santé, le trouble de stress post-traumatique est le plus répandu et serait principalement lié à l’insécurité persistante dans la région. Les personnes rapatriées du groupement d’Ikobo, situé dans le territoire de Walikale (Nord-Kivu), après avoir fui les affrontements entre le M23 et la coalition gouvernementale, sont confrontées à une prévalence accrue du paludisme ainsi que des maladies hydriques. En raison du pillage de la majorité des centres de santé par les parties impliquées dans le conflit, l’accès aux soins médicaux et aux médicaments reste très limité. Selon le Programme alimentaire mondial (PAM) et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), il est prévu qu’en début d’année 2026, environ 26,6 millions de personnes en RDC pourraient être confrontés à des niveaux de crise ou pire en matière d’insécurité alimentaire, dont 3,9 millions qui pourraient se retrouver en situation d’urgence (IPC phase 4). Ces chiffres représentent une hausse par rapport aux données actuelles qui s’élèvent à 24,8 millions de personnes en état de crise et 3,2 millions en situation d’urgence. Une évaluation de l’OCHA révèle qu’environ 100 000 personnes ont été nouvellement déplacées dans la province du Kwilu entre mai et septembre 2025, plus de 80 % ayant fui les violences de la milice Mobondo.
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RAPPORTS, ANALYSES ET OPINIONLe 22 octobre, l’Institut de Recherche en Droits Humains (IRDH) de Lubumbashi a publié un article qui remet en cause la pertinence d’un dialogue national jugé trop précoce et orienté par des intérêts politiques. Le centre estime qu’un tel dialogue risquerait de détourner l’attention des questions sociales et de sécurité prioritaires, servant davantage à la collaboration politique qu’à la résolution réelle de la crise actuelle. Le 27 octobre, l’organisation Physicians for Human Rights (PHR) a diffusé un communiqué en amont de la conférence de Paris, signalant une recrudescence de violences, déplacements, malnutrition, maladies infectieuses et violences sexuelles en RDC. PHR demande à la communauté internationale de maintenir un financement humanitaire stable, d’ouvrir un corridor humanitaire sécurisé, d’assurer la protection du personnel soignant et de veiller à ce que tout cessez-le-feu intègre des mécanismes de justice et de reddition de comptes. Le 30 octobre, IPIS a publié une analyse genrée des effets de la crise M23 dans le secteur minier artisanal des Kivus depuis janvier 2025, soulignant l’impact disproportionné sur les femmes et les groupes vulnérables dépendant de l’exploitation minière artisanale.
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ENTREPRISES, MINERAIS, INFRASTRUCTURES
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GRANDS LACS ET DYNAMIQUES RÉGIONALES
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DIPLOMATIE INTERNATIONALE ET AMÉRICAINELors de la Conférence de Paris pour la paix et la prospérité dans la région des Grands Lacs du 31 octobre 2025, les partenaires ont annoncé un engagement de 1,5 milliard d’euros d’aide humanitaire. Ce montant inclut des fonds déjà annoncés. Même si aucun calendrier de décaissement de ces fonds n’a été défini, cette initiative a été largement saluée par la communauté humanitaire. Par ailleurs, les États-Unis se sont engagés à apporter 129 millions de dollars supplémentaires. Le 3 novembre, la Commission européenne a annoncé 9 millions d’euros supplémentaires pour la RDC, en complément des 120 millions déjà attribués à la région des Grands Lacs en 2025. Après la conférence, le président Tshisekedi s’est rendu au Caire pour rencontrer le président égyptien al-Sissi afin de discuter d’éventuels accords de coopération militaire. Bintou Keita, cheffe de la MONUSCO dont le mandat prend fin en février 2026, pourrait quitter ses fonctions avant la fin de l’année. Parmi les successeurs possibles figurent deux Américains, David Gressly, Coordonnateur résident de l’ONU au Yémen, et James Swan, Représentant du Secrétaire général en Somalie. D’autres candidats, dont le sénégalais Cheikh Tidiane Gadio du Sénégal, sont en lice.
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